Ainsi donc, le lieutenant-gouverneur du Québec, représentant de la reine d’Angleterre, invoque les conventions du Commonwealth pour refuser de rendre des comptes devant la Commission des finances publiques rattachée à l’Assemblée nationale.
C’est un véritable scandale !
On se croirait, il y a 175 ans alors que les patriotes se battaient, justement, contre ces privilèges des représentants de la reine (gouverneur et conseil exécutif).
Le gouvernement du Québec doit, au nom de la nation québécoise, rapidement formuler de nouvelles conventions.
Un premier geste de la part de l’Assemblée nationale serait de voter l’abolition du poste de lieutenant-gouverneur (94 % seraient d’accord selon un sondage LCN les 5-6-7 mai 2007, 20,400 répondants) et de le remplacer pour le moment par le président de l’Assemblée nationale ( hypothèse) en attendant que cette fonction revienne à quelqu’un qui soit élu, possiblement le président de la République du Québec.
La plupart des pays indépendants ont, à un moment donné, en toute légitimité aboli les institutions coloniales, en faisant fi de ses légalités devenues caduques.
Qu’au moins un député, un franc cœur, se lève en Chambre et présente une motion à cet effet.